Curiosités

Capela das Almas
26 juin, 2017 /

Les 15 947 azulejos de la Capela das Almas

C’est un des édifices les plus photographiés et connus de Porto. Située en plein centre-ville, la Capela das Almas (Chapelle des Âmes) attire l’attention avec ses azulejos qui recouvrent la façade.

Malgré que cette chapelle, du XVIII Siècle, présente une architecture simple, nous ne pouvons rester indifférents à ses murs couverts avec 15947 carreaux de faïence, qui couvrent 360 m² de superficie. En réalité, ces azulejos ont été placés au XX siècle (1929), mais ont été conçus afin d’imiter les mosaïques qui caractérisent le XVIII siècle. Ils ont été peints par le céramiste Eduardo Leite et ont été fabriqué par une fameuse usine de Lisbonne.

Les azulejos représentent des épisodes de la vie de Sainte Catherine et de Saint- François d’Assis. Cependant, il est curieux de constater que ces panneaux mélangent des scènes de la vie de deux différentes Saintes: Sainte Catherine de Sienne et Sainte Catherine d´Alexandrie (façade principale).

Dans la chapelle, il est mis en évidence un clocher à deux étages et une image de Notre-Dame des Âmes. Le retable du maître-autel, représentant l’Ascension du Christ, est l’œuvre du peintre Joaquim Rafael.

 

Les suggestions de Katty Xiomara
23 avril, 2017 / , ,

 

C’est l’un des noms les plus internationaux de la mode portugaise. Même en étant née au Venezuela, sa carrière a été développée à Porto et c’est à partir d’ici qu’elle dessine les créations qui défilent sur les passerelles du monde entier.

Katty Xiomara est née à Caracas, au Venezuela, et est arrivée à Porto à l’âge de 18 ans. C’est à cette époque qu’elle a décidé d’étudier la mode. Encore étudiante, elle a gagné, à 22 ans à peine, le premier prix du Porto de Moda. En 1996, elle a participé au Portugal Fashion pour la première fois et depuis elle est une présence assidue de cet évènement, ayant présenté aussi des collections au Portugal Fashion Paris.

Depuis 2005, elle participe à des Foires internationales comme  Bread & Butter, Berlin et Barcelone, et Project, Las Vegas entre autres. Cette carrière internationale a été consolidée en 2013 quand elle a commencé à être présente à la Semaine de la Mode de New York. En 2014 elle a reçu le Silver Winner, attribué par IDA « International Design Awards”, un prix qu’elle regagne en 2015.

En 2007, elle a installé son atelier dans une maison Rue de la Boavista, mais il est possible de trouver ses collections aux États-Unis et au Japon. Ces créations sont élégantes et intemporelles mais en même temps gaies et romantiques, plutôt destinées à des femmes confiantes et qui misent sur un style individuel et unique.

Dans la carrière de Katty Xiomara se distinguent les collaborations avec plusieurs marques internationales, qui vont du vêtement sportif à la création d’uniformes. La designer est également professeur dans la même école de mode où elle a étudié, Modatex.

Atelier

Rue de Boavista, nº795
Téléphone: +351 220 133 784

 

  • Bar – Je sais que ce n’est pas vraiment un bar mais j’aime beaucoup le mojito, le blackberry fizz et du berrygood de l’Honorato (Centre- zone Basse)
  • Restaurant – Un traditionnel et sans prétentions: L’Antunes. Dans un autre registre je conseillerais le Flow ou le Reitoria
  • Promenade –Palais de Cristal, les bords du fleuve de la Foz jusqu’à la Ribeira
  • Local romantique – L’ancienne cave de vin de Porto dans les jardins romantiques du Palais de Cristal.
  • Un secret de la ville: Ce n’est pas vraiment un secret, mais j’aime énormément le Passeio das Virtudes, Le Centre Portugais de Photographie/Ancienne Prison de la Relação et le Musée Soares dos Reis.

 

 

 

Les synagogues de Porto
23 avril, 2017 / ,

La présence juive à Porto est antérieure à l’existence de la ville, mais les premiers registres datent du XIIème siècle, époque où beaucoup de commerçants juifs se sont installés à Ribeira.

La première synagogue dont on ait eu connaissance aurait surgi sur le haut du siège épiscopal (cathédrale). Plus tard, déjà au XIVème siècle, il y aurait eu une autre maison de prière dans l’actuelle Rue du Comércio do Porto, près du Palais de la Bourse. Le quartier juif de Monchique a été construit et, encore de nos jours, on y retrouve dans sa toponymie la présence juive. En ce lieu, a existé aussi une synagogue de grande importance dont la plaque de son inauguration est exposée au Musée du Carmo à Lisbonne. Le cimetière juif devait se situer près du local où se trouve aujourd’hui le Passeio das Virtudes.

Au XVème siècle, le Quartier juif de Olival  a commencé à être construit, il y avait également une imposant synagogue mais qui plus tard est devenu le Monastère São Bento da Vitória. L’Inquisition et la conversion forcée de nombreux juifs ont laissé leur marque. Au XVIIème siècle beaucoup de juifs ont quitté la ville.

Et c’est au XXème siècle que la synagogue Kadoorie Mekor (Rue Guerra Junqueiro, 340), la plus grande de la Péninsule ibérique, a été construite.

Cedofeita: une rue avec plusieurs vies
23 avril, 2017 / , ,

Elle a été une des marques de rénovation urbaine du XVIIIème siècle et un des points de départ de la renaissance du centre, déjà au XXIème siècle. Une grande partie de cette rue est piétonne, ce qui la rend parfaite pour faire des courses, se promener et déjeuner tranquillement.

Les origines de Cedofeita semblent remonter au VIème siècle et à l’Église de São Martinho de Cedofeita. Cependant, étant éloignée des murailles médiévales et des marges du fleuve, elle n’a commencé à se développer pleinement qu’au XVIIIème siècle. À cette époque, face au développement économique et démographique et à la croissance de la ville, il était primordial de faire la liaison entre la zone portuaire et la zone haute de la ville. La Rue de Cedofeita était alors connue comme Rue de la Route et a été l’un des piliers des plans d’urbanisation qui ont été définis.

Les maisons, qui existent encore de nos jours, ont commencé à être construites: des immeubles avec deux ou quatre étages, avec des balcons aux étages supérieurs et des vitrines côté rue. Le tramway passait dans cette rue, célèbre par ses boutiques, comme l’ancien bazar des Três Vinténs (la plaque existe encore).

Malgré avoir été oubliée pendant un certain temps, Cedofeita est devenue, ces dernières années, un des point central de la nouvelle vie du Centre de Porto, profitant de la proximité de lieux comme la Rue Miguel Bombarda ou la Place Carlos Alberto.

Curiosités:

Au nº395 de cette rue aurait vécu le roi D. Pedro, pendant le siège de Porto où les troupes libérales, dirigées par D. Pedro, ont été cerclées par les  partisans de son frère, D. Miguel.

Au nº 159, a habité la fameuse critique littéraire et écrivain Carolina Michaelis, qui a été la première femme a donné des cours dans une université portugaise.

La Rue de Cedofeita a 840 mètres de long: elle commence Place Carlos Alberto et termine Rue de Boavista.

L´écrivain de Porto Agustina Bessa-Luís affirmait que la Rue de Cedofeita était “la plus jolie” de Porto.

Dans la première décennie de ce siècle, il y a eu un projet pour que la Rue de Cedofeita ait une couverture en verre.

Une amitié de plusieurs siècles
14 mars, 2017 /

Une amitié de plusieurs siècles

L’influence des anglais dans la ville à travers le vin de Porto est bien connue, mais la relation entre les habitants de Porto et les britanniques est beaucoup plus ancienne.

Le premier contact est arrivé en Juin 1147, quand les croisés anglais qui se dirigeaient à la Terre Sainte sont restés 11 jours à Porto en attendant les forces commandées par le Comte de Areschot et par Cristiano de Gistell, qui s’étaient séparés de l’armée à cause d’une tempête. Le premier Roi du Portugal, Afonso Henriques, sachant de ce fait, a cherché à établir un accord avec leurs chefs en les convainquant de leur aide dans la conquête de Lisbonne contre les Maures.

La relation s’est intensifiée pendant le Moyen-Âge, avec l’établissement de relations commerciales. Les tissus, le vin, le bois, le cuir et la pêche  étaient les principaux produits échangés entre les deux pays.

Le 2 février 1367, la Sé (cathédrale) de Porto a été le lieu du mariage entre D João I et D. Filipa de Lencastre, une union qui a eu comme contrepartie le soutien des britanniques dans la lutte avec Castille. En 1642, deux ans après la restauration de l’indépendance du Portugal, Porto reçoit le premier Consul britannique, Nicholas Comerforde.

Le Duc du peuple
2 mars, 2017 /

Il a sauvé beaucoup de monde des dangereuses eaux du Fleuve Douro. Porto lui rend hommage avec un buste placé à la Ribeira.

Son nom de baptême est Deocleciano Monteiro mais sa mère a commencé à l’appeler Duc et c’est para ce nom qu’il est devenu connu. Le Duc de la Ribeira, mort en 1996, a été une des figures emblématiques de la ville. À l’âge de 11 ans, il a sauvé un homme de la noyade dans le fleuve Douro. Pendant sa vie de batelier, il a réalisé beaucoup d’autres sauvetages et a également retrouvé les corps de ceux qui n’ont pas résisté  aux eaux dangereuses qu’il connaissait comme personne.

Il est devenu un des personnages les plus connus de l’histoire de Porto et a connu des personnalités comme la Reine Isabel II et d’autres chefs d’État. La ville ne l’a pas oublié et lui a rendu hommage dans le scénario de son héroïsme. Une pierre avec un buste sculpté para José Rodrigues a été placée Rue de Lada, près du Pont D. Luís I.