Curiosités

Saviez-vous que? Le cinéma portugais est né à Porto.
23 mars, 2018 / , ,

La sortie du personnel ouvrier de l’Usine Confiance”(“A Saída do Pessoal Operário da Fábrica Confiança”), de 1896, serait le premier film fait au Portugal.

La naissance du cinéma portugais est liée à la ville de Porto et à un l’homme qui avait comme passe-temps la photographie et le commerce comme activité principale.

Aurélio da Paz dos Reis était un passionné de l’image et, en plus de fl eurs et de graines, il vendait également des pellicules, des machines à écrire et des automobiles.
Il suivait avec intérêt toutes les innovations qui se faisaient à l’époque et essaya d’acheter un cinématographe aux frères Lumière.Ayant échoué, il acquit, avec son beau-frère
un dispositif cinématographique.

C’est avec cet équipement qu’en 1896 il fi t ce qui serait considéré comme le premier fi lm portugais: “A Saída do Pessoal Operário da Fábrica Confiança“. Cette fabrique à chemises, située dans la Rua de Santa Catarina, n ° 181, fut le scénario choisi, peut-être sous l’influence du film des frères Lumière (1894/1895), «La Sortie de l’usineLumière à Lyon».

Le premier cinéma de la ville, le Salão HighLife, serait inauguré en 1906.

Le premier tramway électrique dans la Péninsule Ibérique
12 mars, 2018 /

Jusqu’à la fin du XIX siècle, les carrosses de traction animal étaient le transport le plus commun. Le premier tramway électrique est apparu en Allemagne en 1879. En Septembre de 1895, ce serait la fois de Porto.

Porto c’est développé beaucoup pendant le XIX siècle et dans la dernière décade de ce siècle c’était chaque fois plus nécessaire trouver un moyen de transport économique, qui permettrait d’une façon plus rapide se déplacer dans une ville en expansion. On a même pondéré l’hypothèse d’user des ascenseurs dans les rues avec un déclive plus grand, mais l’option finirait même pour retomber sur le tramway électrique.

Porto serait pourtant, la première ville de la Péninsule Ibérique à recevoir le tramway électrique.

La première ligne a été inaugurée en 1895 en faisant la liaison entre le Carmo et Arrábida, en arrivant plus tard à Foz et Matosinhos. L’arrivée des autobus et l’accroissement du numéro d’automobiles ont dicté une diminution dans le numéro de lignes et de passagers.

Actuellement il y a encore trois lignes en fonctionnement.

Ligne 1 – fait la liaison entre le centre historique et le Jardin du Passeio Alegre le long des rives de la rivière Douro

Ligne 18 – joint Massarelos au Carmo

Ligne 22 – parcours circulaire entre Carmo et Batalha/Guindais

 

La Tragédie de la Maison des Sirènes
9 mars, 2018 / ,

Aussi connue comme Palácio da Bandeirinha la Maison des Sirènes (Casa das Sereias) – ainsi nommée due aux deux images qui sont à côté de la porte principale –  a été construite au milieu du siècle XVIII pour la famille Portocarrero.

L’édifice, un palais imposant que, même aujourd’hui se signale dans le paysage de la ville, a été construit à l’endroit du Cimetière des Hébreux et de l’ancienne juiverie. La famille, malgré sa richesse et prestige n’a pas échappé à quelques épisodes tragiques.

Le propriétaire de ce monument est mort dans un accident en bateau dans le Douro et comme il n’avait pas d’enfants, le palais a passé pour son frère.

En 1809, pendant les Invasions Françaises un groupe de populaires, convaincu que l’un des éléments de la famille était complice des français, l’a abattu dans la cour de la maison.

Les Portocarrero qui, cependant ont perdu d’autres membres de la famille d’une façon tragique, ont abandonné le palais et ne sont plus rentrés. L’édifice a été fermé jusque 1995. Il a été vendu à l’Institut das Filhas da Caridade, qu’y ont installé un collège qui est encore maintenu en fonctionnement.

Les orgues à tubes qui fonctionnent dès 1779
15 janvier, 2018 / , ,

Les Orgues Historiques des Clérigos continuent à fonctionner parfaitement, quoiqu’ils aient plus de 200 ans.

Ils sont de la création de l’espagnol Dom Sebastião de Acunha et, comme l’édifice où ils se trouvent, ils sont un exemple notoire du style Baroque qui caractérisa la fin du XVIIIème siècle. La boîte expressive de l’orgue du côté de l’épître est surmontée par une lune; la boite du côté de l’évangile par un soleil. L’unification de ces deux éléments se réfère à l’idée de l’absolu et de la plénitude.

Depuis 2015, ces orgues jouent quotidiennement, à la même heure de la journée (à midi), très souvent les deux orgues historiques en simultané et parfois accompagnés par des chanteurs. Ces concerts gratuits enchantent les habitants de Porto et les touristes et sont une des attractions de ce lieu très recherché et apprécié par ceux qui visitent la ville.

En décembre 2017 fut célébré le Concert de l’Orgue nº 1000. Ce fut une journée spéciale avec la présence de deux organistes et un soprano. Mais vous pourrez célébrer quotidiennement cette longue vie de ces orgues historiques et profiter de leur musique.

Les églises “jumelles”
5 décembre, 2017 / ,

Elles se trouvent côte à côte, séparées par une maison étroite, qui fut habitée. Les églises de Carmo et des Carmélites semblent n’être qu’une, mais elles ont une histoire bien différente.

Entre ces deux églises se trouve l’édifice le plus étroit de la ville, qui donne accès au clocher. Cependant, pour y arriver, il faut monter trois étages et passer au-dessus de la voûte de l’église des Carmélites.

L’église des Carmélites fut la première à être construite et se situe près de l’ancien couvent de Notre-Dame de Porto (actuellement le poste de police GNR). C’est une église du XVIIème siècle, possédant une façade classique, mais son intérieur richissime, sculpture rococo de Porto. Ce fut la première maison des moines de l’ordre des Carmélites Déchaussées. La première pierre fut lancée le 5 mai 1619 et l’œuvre fut achevée en 1622.

L’église de Carmo est plus récente, datant de la seconde moitié du XVIIIème siècle. Ainsi, son style rococo (caractérisé par une énorme quantité de détails décoratifs) est bien plus patent, autant dans son architecture extérieure comme intérieur. Les azulejos qui recouvrent la façade latérale furent mis en 1912. Ils sont l’œuvre de Silvestre Silvestri et font allusions au culte de Notre-Dame.

Pinto da Costa – L’homme qui plaça le FC Porto au top
7 novembre, 2017 / ,

Malgré un certain temps à jouer au football, ce ne fut pas à marquer des buts qu’il se distingua au FC Porto. Sa vision pour le club, la stratégie qu’il définit et un fort leadership transforma le FC Porto comme l’un des clubs les plus prestigieux au monde.

Jorge Nuno Pinto da Costa n’est pas seulement idolâtré par les adeptes de son club, qui fredonnent des cantiques en son nom durant les jeux et qu’ils le nomment chaleureusement “le Pape”. C’est aussi le président qui détient le plus de titres de football conquis au commande d’un club : deux Tasses des Champions/Ligue des Champions, deux Tasses Intercontinentales, deux coupes UEFA/Ligue Europe, une Super Coupe Européenne, 20 Championnats Nationaux, 12 Coupes du Portugal et 20 Supers Coupes.

Depuis le 13 janvier 2017, il est aussi le dirigeant qui a dirigé le plus de temps un club au niveau national : au 12.684eme jour dépassant Santiago Bernabéu (ex-président du Real Madrid).

Né à Cedofeita, au centre-ville de Porto, le 28 décembre 1937, d’une famille de la haute bourgeoisie, plus intéressée par la culture que par le sport. Cependant, un de ses oncles était une ferveur adepte du FC Porto et l’emmena voir son premier jeu de football au Campo da Constituição (Champ de la Constitution). Il deviendra membre du club et après avoir conclu le lycée, il sera non seulement un adepte, comme il intègrera la gestion du club. Il commença à travailler dans le secteur du hockey sur patin, passa par la boxe et par d’autres modalités.

L’entrée au département du football a eu lieu en 1976. En 1978 le FC Porto est redevenu champion national, 19 ans après. Le club s’embla avoir initié un nouveau cycle victorieux, mais en 1980, Pinto da Costa s’embrouilla avec la direction du club et s’éloigna. En 1982, il se candidata pour la première fois au leadership du club e gagna avec 95% des votes. S’en suivi une ère à succès.

Durant les années 80, le FC Porto gagna le prestige national et international ; dans les années 90, il conquit pour la première fois, cinq titres nationaux consécutifs. Pendant la première décade du XXIème siècle, encore plus de titres, comme la Coupe UEFA en 2003 et la Ligue des Champions et la Coupe Intercontinental en 2004. Les victoires au football s’additionnent aux triomphes dans d’autres sports, bien comme dans d’autres travaux de renom : la disparition de l’ancien stade das Antas, la construction du Stade du Dragão, du gymnase Dragão et le musée du FC Porto.

 

Promenade – Chapelle de Fradelos
7 novembre, 2017 / , , , ,

 

“Porto a penantes” – “penantes” est une expression typique de Porto qui signifie marcher à pied – est un projet perso de Joaquim Lino, qui aime parcourir à pied et photographier quelques recoins de la ville. Tous les mois, il partagera avec les lecteurs de Hey Porto! certaines promenades, laissant des suggestions pour ceux qui visitent la ville pouvant découvrir certains secrets qui, très souvent, ni les propres habitants de Porto connaissent.

Récemment, durant l’une de ces incursions dans la ville, il entra dans la Chapelle de Fradelos, une petite église de la fin du XIXème siècle, située au carrefour entre les rues Guedes de Azevedo et Sá da Bandeira, qui généralement reste en dehors des circuits touristiques, mais qui a le mérite à être connue. Sur la façade principale et à l’intérieur il existe des azulejos de Jorge Colaço, le même auteur des azulejos qui décorent la gare de São Bento et l’église de Santo Ildefonso. Se met également en évidence son toit en stuc décoré par des médaillons au centre dorés.

PortoaPenantes

Rue Mouzinho da Silveira
17 octobre, 2017 /

Un symbole de la modernité du XIX siècle

Elle relie le quartier da Ribeira à Baixa de Porto. Elle fut construite au XIX siècle, couvrant un fleuve qui divisait la ville et, de nos jours, est un lieu de passage pour des milliers de touristes.

La construction de cette rue, en hommage au politicien libéral Mouzinho da Silveira (1780-1849), est subvenue suite à la nécessité de relier le quartier da Ribeira – qui était jusqu’ alors le cœur commercial de Porto –  au centre-ville. Les travaux furent financés grâce à l’imposition du vin, impôt qui fut fixé ayant pour base le nombre de tonneaux débarqués sur le fleuve Douro.

Contrastant avec les rues étroites da Ribeira, cette nouvelle rue est un signe de modernité dans une époque où Porto, impulsion dû au commerce, grandi et gagne un pouvoir économique. La rue fut construite sur le fleuve da Vila, un cours d’eau qui divisait la ville en deux parties et qui fluait à ciel ouvert., obligea aussi l’expropriation et la démolition d’édifices comme la Chapelle de São Crispim, la Chapelle de São Roque et les vestiges de l’ancienne muraille médiévale.

La rue, avec 19 mètres de largeur, fut ouverte en 1875. Avec la construction de la Gare São Bento (conclue en 1916), cette artère viendra à gagner encore plus d’importance et une meilleure localisation due à sa position centrale. La proximité à la gare permit l’apparition de plusieurs boutiques qui avaient comme clients, non seulement les habitants de Porto, mais aussi les habitants des villages de la région de Douro et Minho qui se rendaient à la ville. En plus des semences et des outils agricoles, ces magasins vendaient d’autres articles comme des bouchons, des balances ou des articles religieux. Certaines de ces boutiques existent encore de nos jours et méritent une attention particulière., vu qu’elles représentent un exemple important de ce qu’est le commerce traditionnel de Porto.

En plus des restaurants, boutiques de produits artisanaux et autres lieux pour faire ses achats ou déguster un bon repas, cette rue possède d’autres points d’intérêts. Un d’eux est la fontaine en granite qui a une histoire tout du moins curieuse : elle est une réplique de la fontaine qui existait au moment de la construction de la rue et qui fut démolie pour faire place à deux boutiques. Vu que celles-ci ont disparu, l’idée originale de la fontaine fut récupérée, elle est formée par deux tuyaux et une coquille dans sa partie centrale.

 

 

Santa Clara
17 octobre, 2017 /

La sainte qui est venue de Rome

Elle est née sous l’Empire Romain, mais c’est à Porto, plus précisément à l’église de Bonfim, que cette Sainte est vénérée. Les fêtes en son honneur ont lieu en septembre.

Fille de parents païens, Sainte Clara fut impressionnée par la souffrance des chrétiens aux arènes de Rome et se convertit au christianisme. Persécutée par les empereurs romains, elle mourra comme martyre. Dans un premier temps, elle fut enterrée dans les catacombes de São Calisto mais, au XVIII siècle, un cardinal demanda au Pape d’exposer les reliques de la Sainte. José Teixeira, un peintre de Porto, demanda au cardinal que la Sainte fût amenée à Porto.

En 1779, son corps fut amené par bateau au Portugal et, malgré la grande tempête pendant la traversée, l’équipage et l’embarcation n’ont pas souffert. À Saragosse et à Lisbonne, les évêques et les curés auraient souhaité rester avec la Sainte, mais celle-ci est venue à Porto. Dans un premier temps, elle resta à l’église de Notre-Dame de Terço et la Charité de Porto, mais au premier dimanche de septembre de l’an 1803, Sainte Clara fut transférée à l’église de Bonfim. C’est la Sainte protectrice des marins, des mères souffrant de contractions et des enfants souffrant de problèmes de langage.

La fête en honneur de la Vierge et de la Martyre Sainte Clara est l’une des plus importantes de la ville et a lieu le premier week-end de septembre.

Musée National Soares dos Reis
22 août, 2017 /

Le musée qui était une usine

C’est le musée public le plus ancien du pays, mais il fut auparavant une usine et une résidence d’une famille de négociants.

L’édifice commença à être construit en 1795 et était destiné au lieu de résidence et de l’usine de la famille Moares e Castro, étant un exemple d’architecture néoclassique qui dominait la ville de Porto durant cette période. La décoration intérieure est raffinée et fut réalisée par les meilleurs artistes de l’époque.

Le dénommé Palais des Carrancas reçu – sans l’accord de ses propriétaires – des personnalités comme le Général Soult (durant les invasions françaises), le Duc de Welligton, le Général Beresford ou le Prince Guilherme de Nassau. Il fut aussi le refuge de D. Pedro IV, durant la guerre qu’il engagea contre son frère.

En 1861 il fut transformé en Palis Royal pour recevoir les rois en visite au nord du Portugal. Avec l’implantation de la République, il perdit cette fonction, mais le dernier Roi du Portugal a stipulé, par voie testamentaire, qu’il soit légué à la Miséricorde, afin qu’y soit installé un hôpital. Comme l’ancien Musée National Soares dos Reis (qui fonctionna dès 1833 à São Lazaro) était en mauvais état, il fut négocié son transfert au Palis des Carrancas. L’actuel musée fut inauguré en 1942.